sreda, 16. november 2016

Wamena3 95

La nue, imbibée d’eau, lentement me tourmente
  Passant des faux azurs
  Aux tons dorés et purs
Les feux brûlent les chants, le monde se lamente.
Pluies qui regardez dans le ciel éclatant,
  Grondez, la terre attend !

Cabanaconde

Le mont, le vert coteau, la prairie et la lande,
  Au vent qui gronde et meurt
  Prêtent de gaies clameurs ;
Le tronc du bénitier puissamment se rebande
Arbres qui vous voûtez au souffle du beau temps,
  Montez, la terre attend !

Qenqo






























Les champs couvrent le front des côtes et des plaines
  Bientôt les épis mûrs
  Seront rangés par neuf
Au fond de lourds greniers ; les granges seront pleines
Épis qui mûrissez près des chemins montants,
  Séchez, la terre attend !

Colca

Les fleuves de tous les tons émaillent les vallées ;
  Les bois sont pleins de champs,
  Les champs d’oiseaux, de chants,
De blairs les mieux roulés les villes sont peuplées.
Beautés qui profitez du soleil du printemps,
  Vivez, la terre attend !

Tissisat 566

La vie gonfle les jours de fêtes grandioses ;
  Les soirs de doux festins
  D’échos les gais matins
Les fous se rient de tout, des pauvres et des choses.

Gondar

Le cœur de tous les grands qu’accable la fortune
  Pense trouver la paix
  Au bout des airs épais.
Déjà, les oiseaux blancs se posent sur la lune,
Humains qui voulez voir le trône de Satan,
  Allez, la terre attend !

BaharDar

La terre est le berceau de tout ce qui respire,
  De tout ce qui grandit
  De tout ce qui verdit
Elle est le grand tombeau de l’homme et son empire.
Années dont les échos vont jusqu’au noir antan.
  Fuyez, la terre attend !

Chinguetti 2

Autrefois le feu
  sur la pierre-autel libérait la peau des tambours
  de leurs rides sèches
et brisait la danse l’osier des reins la soûlerie
  aujourd’hui la race

Chinguetti

Écoute dans le Vent
Le Buisson en sanglots :
C’est le Souffle des Ancêtres morts,
Qui ne sont pas partis
Qui ne sont pas sous la Terre
Qui ne sont pas morts.

Mauritanie

aujourd’hui la race
regarde la mer retourne la pierre sans le savoir
  et le sable boit
le reste du feu se brisent les dernières amarres
  l’île est investie